Progrès social ? Non ! Marché de dupes !

Conformément au vote et à la déclaration de ses élus lors du CE du 29 mars 2011, SUD Culture Solidaires n’a pas signé l’accord de substitution.

« Ce projet d’accord est le fruit d’un mensonge organisé, d’une manipulation de l’information et des règles démocratiques au cours de négociations non loyales.
Les personnels sont instrumentalisés au détriment du principe d’équité.
Cette fusion à laquelle il n’est associé aucune nouvelle organisation, est une directive du gouvernement qui s’applique dans le cadre de la RGPP qui vise notamment à réduire le nombre de postes.
De plus, ce projet pourra servir de modèle pour toute autre fusion dont la conséquence ou l’objet est de mettre à mal le statut des fonctionnaires et le principe du service public.
De plus en plus, les conséquences sociales de cette politique rétrograde seront négatives pour l’ensemble des citoyens.
(déclaration SUD – CE du 29/03/2011)

SUD ne pouvait signer un accord qui n’était accompagné :
• ni des règles d’application de cette nouvelle gestion du temps de travail ;
• ni de l’organisation de l’EPPDCSI : directions, département, services, répartition des effectifs…
SUD ne pouvait signer un accord négocié en trois mois au lieu des quinze prévus…
La direction a choisi délibérément de privilégier la satisfaction de revendications catégorielles et corporatistes au détriment de l’égalité de traitement des salariés.
La direction qui a choisi délibérément le chantage à la menace d’un retour au code du Travail ne fera pas oublier la triste réalité de l’EPPDCSI et son avenir :
• un départ en retraite sur deux non remplacé – combien d’ici 10 ans ? la DRH (feint de) l’ignore(r) ! –avec pour conséquence l’accroissement des charges de travail des équipes !
• le recrutement et l’exploitation de salariés au statut précaire (CDD, faux stagiaires…) pour pallier le manque de personnel… ou en sous-traitance pour assurer certains services au public…
• des jours de repos supplémentaires présentés comme des cadeaux mais simples compensations de l’augmentation du temps de travail effectif à 37 h 30…
• des semaines consécutives de 42 heures (voire des semaines de 44 heures) pour les face publics en échange de maigres repos…
• la disparition programmée des fonctionnaires du Palais de la découverte…

Le tout dans des conditions de travail déjà bien dégradées…

Et ce n’est pas une hausse de salaire de 1,35 % – fonctionnaires exclus – présentée comme un avantage, mais correspondant simplement et légalement au passage du temps de travail collectif de 34 h 32 à 35 h qui changera les choses…

Les millions de demandeurs d’emploi apprécieront nos « sacrifices »… qui devraient vite accroître les risques psychosociaux au sein de l’EPPDCSI…

Cet accord s’inscrit dans la destruction de la réduction du temps de travail associée au travailler plus pour gagner plus chers au gouvernement Sarkozy-Fillon et appliqués par la direction de l’EPPDCSI. Sans oublier la Révision générale des politiques publiques (RGPP) visant à restreindre les moyens budgétaires et humains dans les services et établissements publics… et pourquoi pas, dans la foulée, la disparition du Palais de la découverte au profit de la logique marchande du Grand Palais et de la RMN

Nous avons refusé de signer et ne renions pas nos convictions. De nombreux autres accords restent à négocier (grille de classification, mutuelle prévoyance-santé, égalité professionnelle…). Sud Culture reste vigilant et mobilisé.
Seules l’unité et la solidarité des salariés dans des revendications collectives pourront s’opposer aux mauvais coups que prépare la direction.

 

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