Solidarité 2009 : rien pour les salarié-es

JOURNEE DE SOLIDARITE 2009 : RIEN POUR LES SALARIE-ES, TOUT POUR LA DIRECTION !

Petit rappel : Les évènements dramatiques liés à la canicule de 2003 servirent de prétexte au gouvernement pour instaurer une loi (juin 2004) relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Tous les salariés du privé comme du public – à temps plein comme à temps partiel – doivent travailler gratuitement un jour de plus par an (dans la limite de 7 heures). Depuis le 01 juillet 2004, en contrepartie de cette journée de travail supplémentaire non rémunérée, une contribution fiscale de 0,30% est prélevée sur la masse salariale des entreprises et doit alimenter la nouvelle Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Cette journée était initialement fixée au lundi de Pentecôte. Les multiples difficultés d’application ont conduit le gouvernement à proposer une nouvelle loi (avril 2008), qui redonne le caractère férié et chômé au lundi de Pentecôte et impose aux employeurs de négocier les modalités d’application de cette « journée de solidarité ».

Travailler plus pour gagner… rien !

2008 était une année bissextile et nous avons déjà travaillé gratuitement un jour de plus ! Il aurait été logique que la direction, en compensation, nous offre la journée de solidarité (modalité retenue par France Télécom). La Cité, à la rigueur, aurait pu pratiquer l’allongement de la journée de travail d’une minute ou deux par jour (de grandes entreprises ont fait ce choix, tout à fait permis par la loi). Elle n’en a rien fait et unilatéralement a décidé de supprimer un jour de pont !

Négociation à la sauce Cité des sciences !

Pour 2009, la première proposition de la direction était la reconduite du dispositif de 2008. Sud Culture a quitté la table de négociation et a alerté la présidence et la direction générale sur les méthodes de cette « pseudo concertation ». La direction a fait machine arrière et propose dans le nouveau projet des modalités plus « souples » pour les salariés qui auront le choix entre différentes manières de travailler 7 heures gratuitement (au prorata pour les temps partiels) : suppression de ces 7 heures sur le compteur RTT ou HVI ou RR ou RC). En l’absence de signature d’accord, la direction supprimera d’office un jour RTT !

Sud Culture réaffirme son opposition au travail gratuit et forcé, qui en d’autres temps s’appelait l’esclavage ! C’est à l’Etat (nos impôts servent aussi à ça !) de prendre en charge l’autonomie des personnes âgées et handicapées ! Il est inadmissible, sous prétexte « d’incivisme », de nous culpabiliser. Cette journée non rémunérée représente une baisse de 0,50% du salaire annuel mais la contribution reversée par les entreprises étant seulement égale à 0,30% de ce même salaire, les employeurs encaissent la différence !

Sud Culture demande à la direction de rembourser toutes les heures de travail effectuées et non rémunérées y compris celles des années bissextiles passées.

♦  Sud Culture, néanmoins et afin de ne pas pénaliser encore plus nos collègues, signera l’accord 2009, ce qui ne préjuge rien de nos intentions en 2010.
16 avril 2009

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